Wild West : Second to none (2003)

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rock d'obsédés ouestuels

Wild West : Second to noneDisons le tout net : le deuxième album de Wild West est carton de bout en bout. Leur heavy-rock fait régner sa loi à l’Ouest du Pecos. S’il existait une justice en ce bas monde, la concurrence irait se brancher d'elle-même haut et court.

Dès le premier titre, le ton est donné et ne bougera pas, entre Molly Hatchet, Nazareth, The Angels, Guns’n’Roses  ou encore ZZ Top. La voix alterne entre rocaille et chant de coyote. En guise de six-coups, les deux six-cordes se montrent heavy et voraces. Un peu de slide ici, d’acoustique là, une touche à la Ennio Morricone plus loin. Le son, très plein, envahit tout l’espace sonore. Un soin particulier a été porté aux arrangements et à la production. On échappe toutefois à la luxuriance trop propre des grosses écuries.

Les Wild West aiment à placer de petites intros, comme un soleil qui se lève doucement avant d’écraser la plaine de tout son plomb. Puis il se désaltèrent à grandes rasades de solos. Alors, ces desperados fondent sur la ville. Pénètrent dans un bâtiment en bois avec barreaux aux fenêtres. Exigent du petit vieux à lunettes cerclées, terré derrière la caisse, qu’il leur remette les fonds. Le sac qu’ils reçoivent est bourré ras-la-gueule. Leur butin ? Le coffre de la banque. Quelle banque ? Celle de Rock’n’Roll City.

No machine used !…”, prévient le livret. Honnêtement, ce n’était pas la peine de le préciser car on comprend très, très vite que ces gars-là ne viennent pas postuler à un emploi d’accordeur de Bontempi. Je n’ai pas arrêté de secouer la nuque et de taper du pied, du premier au dernier titre.

Ce quintet est une bande d’obsédés ouestuels. En témoignent les photos de la pochette: mustang, aigle, bison. Ou une déclaration d’amour au Sud, Southern Spirit: “Sweet home on the riverside / Alabama is a nice place to die”. Si ce n’est pas du clin d’œil à Lynyrd Skynyrd, ça...

Mais, puisqu’il faut bien en arriver aux rares critiques, on peut reprocher aux morceaux de se ressembler un peu. Quoique certains ouvrent de courtes parenthèses qui feraient penser à du sudiste-rock’n’prog’… si ce style existait. La similitude vient surtout de ce que Wild West donne tout, tout du long. Les paroles, elles, sonnent un peu cliché. Donc typiques du genre. La voix, par moment un peu criarde, pourra en énerver certains. Et je suis sûr que les refrains peuvent gagner en efficacité.

Et puisqu’on est dans l’Ouest, tout cela se finit par un duel, guitare contre guitare. Wild West ne tire pas dans le dos. Pas besoin. Vous n’aurez pas même le temps de vous retourner pour fuir que déjà le pruneau se sera logé entre vos oreilles. D'ailleurs, le dernier morceau, Devil's pass, est une tuerie totale, canardée sur un riff génial, explosif à battre le record du monde de saut à la perche... sans perche.

Une fois de plus, les Américains prouvent qu’ils sont inégalables quand il s’agit de torcher des albums en béton, avec de belles mélodies sur un mur de guitares rock. Sans compter que ce n’est pas dans un studio français qu’on obtiendrait ce genre de son, n’est-ce pas? Mais… Ah!… On me signale dans l’oreillette que… Naaaaan? Hé bien si, Wild West est un groupe 100% hexagonal. De l’Ouest, bien sûr: André Fuciarelli (chant), Stéphane Dugue (basse), Mickael Bahuaud (batterie), Erik Dominech et Laurent Vernier (guitares) ont enregistré à Nantes.

Ce disque, de carrure internationale, va faire grimper aux rideaux des amateurs du genre. Plus largement, tous ceux qui ont le rock à guitares entre la chair et la peau devraient se ruer dessus. En revanche, que le fan exclusif de reggae, ou de techno, ou de rap, bref, de tout ce qui ne relève pas du quintet électrique, passe vite son chemin. Sinon, il aura l’impression de se lancer pour son baptême de parachute (anecdote, au passage: le “Excuse me while I kiss the sky” de Jimi Hendrix, sur Purple Haze, viendrait de ses souvenirs de parachutisme à l’armée…) et de s’apercevoir au milieu du saut que, primo, il va atterrir juste devant un troupeau de bisons en furie mais que, deuxio, ça ne change rien car, tercio, il a oublié son parachute dans l’avion. Quelle claque! Quelle classe!

F.M.

Chronique Wild West : Live in the West

Titres sont en écoute sur www.wildwestrebels.com

label Brennus