WE : Smugglers
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stoner - rock - hard - heavy - progressif - psyché (etc.)
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Smugglers, le septième album du groupe norvégien, est pourtant le premier distribué en France (merci Bad Reputation !). Autre signe de qualité, il est produit par Chris Goss, alias monsieur stoner, leader de Masters of Reality et également connu pour son travail avec Queens of the Stone Age ou Kyuss. Lequel Chris Goss assure au passage quelques vocaux et du mellotron. Les WE ne sont donc pas vraiment des enfants de choeur, ce qui n'a pas empêché Smugglers de décrocher la première place des charts en Norvège (à quand un groupe de hard français numéro un en France ?). Comsic Biker R'n'R balance d'entrée un carton rock-hard en diable, à se dévisser les vertèbres, appuyée par un refrain qui se grave instantanément dans la tête et une ligne de guitare très efficace. Stoner, peut-être, mais Motley Crüe n'aurait rien trouvé à redire ! Changement d'ambiance dès Sulphur Roast Stomp, avec un côté malsain, heavy, presque doom, atmosphérique et inquiétant. Au bout de deux titres, il est déjà évident que WE est un groupe bizarre mais talentueux. Crawling out of the Wreckage (ces titres !), plus simple, ralliera les amateurs de pop et de stoner à la Queens of the Stone Age, la voix de Thomas Felberg évoquant même un instant celle de... Roger Waters (Pink Floyd) ! Wroom oscille entre le lourd et bourdonnant, avec un break bruitiste de quelques secondes genre King Crimson en sucette. Sassy Zazie part comme une chanson douce, éthérée, quoique space et toujours très 70's (les claviers n'y sont pas pour rien). Smugglers, un des moments forts de l'album, vous trottera longtemps dans la tête grâce à un riff superbe. Drôle de voyage de plus de 9 minutes oscillant entre pop, pur rock et heavy-progressif. Lucid poursuit une veine psychédélique 70's vrombissante et doom. Sugar & Cannabinoles (tout s'explique !) se montre tout aussi généreux en basses et triturages divers : du stoner façon menhir ! Lightyears Ahead mêle un côté popisant, qui allège le propos (où l'on retrouve cette tonalité floydienne de la voix) avant de décoller heavy sur le refrain. Catch Electrique évoque un bon vieux rock passé à la moulinette hardcore mélodique et recuit chez Terrorvision. On the Verge to Go, presque douillet et planant, dérive finalement vers une espèce de bruitisme sur lit de guitares, et cette fois c'est la musique qui ressemble à une incursion subliminale chez Pink Floyd. Etonnnant, une fois de plus. Personnalité, originalité, richesse du style, énergie, alliance de titres assez immédiats et très approfondis : WE figure avec Smugglers parmi mes meilleurs album de 2005. FM (13/11/2005) Chronique WE : Smugglers sur Hard Rock 80 Chronique WE : Smugglers sur UltraRock Chronique de WE : Smugglers sur AmbFrance Interview de WE dans Rock Hard n° 49 (novembre 2005) Interview de WE dans Crossroads n° 37 (novembre 2005) |