WALTARI : Blood Sample (2006)

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heavy (electro prog pop thrash indus hip-hop rock world) métal
(aucune mention inutile à rayer)

Après analyse de l'échantillon de son sang ("blood sample") que propose Waltari, la conclusion s'impose : le liquide vital est contaminé, ces gars sont dopés. Si le métal à tendance heavy constitue encore l'essentiel de la matière nourricière, il est flagrant que leur musique a ingurgité nombre d'influences extérieures, qui vont de l'électro au hip-hop en passant par quelques traces de world-music. Le tout dissout (voire dissolu...) dans une dose d'humour et d'auto-dérision, qui se joue des figures censément imposées. Adeptes du true-metal, attention, une simple injection de Blood Samples pourrait vous être fatale. Rien de surprenant, ceci dit, Waltari se faisant depuis vingt ans le chantre du mélange des genres.

Helsinki ouvre l'album façon métal indus et chant en finlandais, avant de virer heavy mélodique sucré sur le refrain. Avec interludes d'ambiance pub ou de bord de mer, passages instrumentaux nappés de bruitages, intermède limite death-metal, quelques secondes de chant hardcore, suivies de choeurs aériens. Ces types ont dû jurer de rendre dingue tous les rock-critics de la planète.

Not Enough  évoque Stratovarius sur le couplet, vire electro-pop-heavy sur le refrain, sans perdre l'attention à la mélodie en route.

Too Much Emptiness confirme tout de même que la base demeure le heavy-métal, quoique jamais pur et dur.

Never démarre sur une intro au... téléphone portable. Nous n'en sommes donc qu'au début du quatrième titre... vous voyez le tableau (plutôt suréaliste, et accroche de travers). Complété par une galopade death-black sur New-York, un morceau à la testostérone. I'm In Pain introduit pour la première fois des vocaux clairement hip-hop.

Des scratches débutent All Roads Will Lead To Rome et son couplet crossover rap-metal ouvrant sur un beau refrain heavy-speed

Digging Inside, sombre, pourrait être doom avec une voix grave... et si une espèce de trip-hop torturé ne prenait le relais.

Nous voilà à la moitié de ce Blood Samples (17 titres pour plus d'une heure dix de musique !) et Waltari a déjà envoyé la moitié de l'assistance aux urgences de l'hôpital psychiatrique. La suite en vrac... Fly Into The Light : heavy-electro-indus. Shades To Grace : une balade puis encore un beau un refrain heavy-pop. Aching Eyes : The Cult a découvert les samples. Back To The Audio : joujou "hip-pop"-indus.

WALTARI - live 2 février 2006 TampereArrêtons-nous plus longuement sur Pigeons, surprenant mix de vocaux hip-hop, encore et arabisants, sur fond de rythmiques électro, avec un refrain que ne renierait pas Rammstein, un passage hispanisant à la guitare acoustique...

Extermination Warheads : bruitages (comme si vous serriez un boulon qui grince... à moins que vous ayez déjà pété ledit boulon), martèlement, vocaux black hystériques, blast-beats, breaks de voix d'aliéné. Darling Boy : un type tatoué à l'air louche vous offre un bonbon sucré. Wide Awake : accordéon (?!?!?!?) et chanson douce vont à la chasse au heavy. Julia : reprise des Beatles à la moulinette électro.

On sort donc de Blood Sample un peu tourneboulé, comme si on venait d'assister à un boeuf entre Rammstein, Therapy?, Gamma Ray, Devin Townsend, Carnival In Coal, Paradise Lost, Red Hop Chili Peppers, Clawfinger, Anthrax... (liste à compléter). Plusieurs écoutes sont nécessaires pour accrocher, la première étant assez déroutante. Certains éléments peuvent même paraître déplaisants au départ (on entend beaucoup de choses, on ne retient rien), avant qu'on s'habitue à ce maelström et que l'esprit du disque prenne le pas sur son aspect disparate. Waltari mise heureusement beaucoup sur la mélodie, ce qui permet de s'accrocher.

La batterie peut sembler très linéaire sur certains titres, versatile sur d'autres, ou renforcées de beats électro-indus. Les claviers très présents, se doublent de nombreux samples et de bizarreries électro en tout genre. Mais la guitare reste l'instrument majeur et la production de riffs métal ne faiblit pas. Côté voix, si les aigus prédominent, les nombreux changements de registre rendent impossible une caractérisation claire.

Le plus gros reproche que j'adresserais à cet album est la longueur de certains titres, tel Back To The Audio, sympa de prime abord, puis saoulant. Toutefois, la richesse, l'originalité et la mélodicité de Blood Sample, ainsi que la volonté avoué de Waltari de mitrailler le prêt-à-écouter ne peuvent que me pousser à conseiller cet album.

FM

01/07/2006

Chronique de l'album Release Date (2007)

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