GRAYSON MANOR : CHILDREN OF THE MANOR (2006)

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heavy-sleaze-rock

Formé à Atlanta, Grayson Manor laisse planer le doute dix secondes : le temps d'une intro religieuse au son des "Halleluya". Puis leur heavy-rock descendu cul-sec comme un verre de whisky des premiers albums de Mötley Crüe et de Skid Row fait place nette. Sur un rythme plus speed que ceux habituellement pratiqués par ces grands frères, mais avec la même bad boy attitude.

La pochette affirme "Til death do us rock", le chant est éméché et criard, les solos de guitare rapides, la basse bien en avant, la batterie a été confiée à un bûcheron reconverti en tortureur de cymbales, les titres sont concis comme une charge de cavalerie (le plus "élaboré" affiche 4"14' au compteur).

Bref, les enfants du manoir misent tout sur une énergie débordante, un rock sleazy qui remet un coup d'accélérateur au hair-métal, envoie tout bouler, et finit par s'emplafonner le rock scandinave à plein tubes. Si vous avez aimé le dernier Hardcore Superstar (pourquoi ce "si" stupide, d'ailleurs ?) vous voyez de quoi il s'agit. Notamment de refrains salement accrocheurs.

Grayson Manor s'est déjà fait un petit nom en enquillant plus de 400 concerts en trois ans (ouvrant notamment pour Dokken, Saliva ou Adler's Appetite) et en écoulant 5000 exemplaires de son premier EP. Le nom de son leader-crieur, Brad Cox, a aussi fait le tour des gazettes quand il a auditionné pour Velvet Revolver, le combo fondé par les ex-Guns'n'Roses, avant que Scott Weiland (ex-Stone Temple Pilots) récolte le tant convoité micro.

A première écoute, ce Children Of The Manor, produit par Robert Carranza (déjà responsable du son de Molotov) est agréable... mais sans plus. On tape du pied sans trop se poser de question. Très vite, cependant, Grayson Manor révèle son potentiel avec des titres comme le vindicatif New Generation ou High School Confidential, aux refrains entêtants. Les couplets, eux, sont tous à l'arrache, ornés des solos de rigueur, le tout saupoudré de quelques effets sur les voix (ouais, enfin, attention, on ne parle pas de pop progressive, n'est-ce pas) et de choeurs de l'armée saoule. La mélodie met parfois du temps à apparaître sous des dehors brut de décoffrage, mais elle est indéniablement là.

A partir du quatrième morceau, le tempo ralentit, ho !, légèrement. Puis, tchac-poum, tchac-tchac-poum, voici le lascif Sweet Sixteen aux paroles un poil (pubien) machos. Pas de grande surprise à l'horizon, il ne s'agit que d'un rock de batârds qui ne change rien aux fondamentaux d'il y a 40 ans mais les réveille à coups de pieds dans le cul.

Le milieu de l'album est un peu moins intense, malgré un Habitual Refugee qui  rappelle que ce genre de groupe ne serait sans doute pas grand chose si Motörhead n'avait pas existé. Il faut dire aussi que, d'un titre à l'autre, on retrouve les mêmes ingrédients : seules les proportions changent.

La fin de la galette semble dédiée aux hommages et clins d'oeil. Farmer's Daughter est épicé de pincées de boogie et de AC/DC, tandis que le refrain évoque étrangement Suicidal Tendencies. Killer On The Loose paraît sortir d'un carton de vieux enregistrements de Iron Maiden, période Di'Anno. Bizarrement, la reprise de Maggie May (Rod Stewart), que l'on attendait explosive, est essentiellement... acoustique. Un contre-pied romantico-rigolo mais pas essentiel.

Et ce n'est pas fini. En bonus de l'album figure le EP Back On The Rock, sur lequel on retrouve Kevin Talley (Chimaira, ex-Dying Foetus et Misery Index) à la batterie.  Six titres encore plus directs, plus speed, plus criards, encore plus Mötley Crüe... et parfois encore meilleurs que ceux de l'album : Enemy et Losing Salvation tuent !

Grayson Manor est le type même de groupe dont on imagine les membres à fond sur leur meule et continuant d'expédier les gaz même quand un virage se profile, parce qu'il n'a rien à foutre là, ce putain de virage, il n'a qu'à retourner faire chier les tracteurs... et le pire, c'est qu'ils ne se plantent même pas. D'ailleurs, un nouvel EP est en préparation pour l'automne et des titres déjà disponibles sur le site du groupe. Enjoy !

FM

05/06/2006

Ecouter le titre Sweet Sixteen (mp3)

 

site officiel Grayson Manor (mp3 et vidéos)

Grayson Manor sur Myspace (présentation et titres en écoute)

Grayson Manor sur le label Bad Reputation

 

Chronique Children Of The Manor sur Krinein

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