DISTORTED : MEMORIAL

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heavy-death-metal mélodique

Distorted : MemorialTraumatisé par The Gallery, de Dark Tranquillity, j'étais impatient de découvrir Distorted, combo israélien présenté comme une combinaison de la musique du groupe suédois de death-metal mélodique et d'influences allant de Nervermore à Opeth. Avec, assurait la bio, sans aucun doute à la fois pour surfer sur la vague actuelle du métal "à chanteuse" et sur la sortie médiatique de leur dernier album, du Lacuna Coil dedans.

A l'écoute, pourtant, après une intro qui peut évoquer Tiamat, c'est effectivement et avant tout à Dark Tranquillity que l'on pense. A celui de The Gallery, justement (et notamment du diptyque Mine is the grandeur... / Of melancholy burning), à mon avis l'une des plus belles confrontations violence-mélodie jamais produites par le métal, avec des pointes de Projector, pour le côté plus pop et accessible. Mais le seul élément commun avec Lacuna Coil (outre le métal, tout de même. Ne parlons même pas de Evanescence, s'il vous plaît, un peu de décence !) est l'alternance d'un chant féminin mélodique et un tantinet lyrique (très proche de celui de Eva-Marie Larsson, qui apparaît par deux fois, durant quelques secondes sur... The Gallery !), avec une voix heavy-death, rugueuse et gutturale.

Distorted : Miri et Raff (chant)En un mot comme en cent, Distorted, qui a même enregistré en Suède, semble reprendre les choses là où Dark Tranquillity les avaient laissées en 1994, fait un pas de côté... et ne bouge plus vraiment. Les fans des Suédois pourront donc être soit séduits par ce "retour aux sources" non dépourvu de talent, soit énervés par ce fantôme permanent qui va bien au-delà de la simple influence.

Il serait pourtant injuste de réduire Distorted à une pâle et simple copie de Dark Tranquillity. Car les compositions tiennent la route, trouvent un intéressant équilibre entre heavy mélodique et death pas trop bourrin. Qui a dit "emo" ? Les guitares ne sont pas non plus tenues par des manchots, ou alors ils ont quitté la banquise pour tâter du "Goteborg sound".

Les changements d'atmosphères, les breaks, l'assemblages d'éléments qui pourraient paraître opposés, ainsi que, parfois, un léger vent d'Orient, donnent aussi à ce Memorial des petits airs de Nevermore ou de Orphaned Land (auteur du fabuleux Mabool en 2004)

Distorted, bien que livrant là son premier album, a assez d'expérience (formation en 1996, trois démos, tournées) pour ne pas tomber dans le piège de la pure récitation de leçon. L'écoute est agréable, entraînante par instants et l'envie de bien faire, de soigner les détails est indéniable. Ce qui ne suffit pas, hélas, à toujours faire preuve d'originalité. Un peu comme si Distorted parlait très bien une langue apprise plutôt que sa langue maternelle. Ne pas hésiter à y jeter une oreille, toutefois.

FM

(12/05/2006)

Site officiel de Distorted

Ecouter un extrait de Memorial

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Distorted : chronique sur AmbFrance