DANKO JONES : Sleep Is The Enemy (2006)

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Critiques enthousiastes de son dernier album, compte-rendus de concerts dithyrambiques, assertions répétées selon laquelle on tiendrait là un futur grand du rock musclé mais sympa, tête de type un rien barré qui tire langue comme Gene Simmons (Kiss) : Danko Jones ne laisse pas indifférent et Sticky Situation, le très catchy single issu de Sleep Is The enemy m'avait fait l'effet d'une pile rechargeable monté sur ressorts. Ces promesses tiendraient-elle la durée de tout le disque ? Pas tout à fait.

Le cocktail musical allie un hard-rock assez simple et fun à des rythmes et cassures groovy, recette adoucie avec des refrains facilement mémorisables (dont un ou deux ne sont pas loin du génial), le tout servi par la six-cordes et les dix doigts d'un riffeur fantasque et inventif. Un cocktail, a priori, assez imparable, à faire sauter des cuisses de grenouilles congelées.

Sticky Situation, qui ouvre l'album, est l'exemple parfait de ce talent pour pondre des titres d'apparence direct (deux minutes et demi), secoués de tics compulsifs d'agités du bocal, parcourus de courtes accélération, et qui vous poursuivent du matin au soir, voire la nuit en cas d'insomnie. Une fois Sticky Situation usé jusqu'à la corde, First Date prendra le relais, ou She's Drugs.

Il entrechoque pourtant des produits hautement explosifs : ACDC (flagrant sur l'intro de Baby Hates Me) boit le coup avec les Red Hot Chili Peppers, Status Quo et Queens Of The Stone Age s'engueulent pour savoir qui du boogie ou du stoner peut prendre le plus de speed (et John Garcia, ex-Kyuss, Hermano, Unida, vient mettre son grain de sel sur Invisible), tandis que Time Heals Nothing, propose une étrange rencontre entre System Of A Down et Anthrax (période Stomp 242 ou Volume VIII).

Seulement, Danko Jones reprend un peu trop souvent les mêmes ingrédients. Et ne sort pas du schema couplet-refrain classique. Des chansons comme The Finger et Natural Tan manquent d'un petit plus qui les feraient décoller. Les paroles, elles, se cantonnent dans le rigolo et décalé (First Date, The Finger), parfois un brin tragi-comique. Parti plein pot, l'album se termine... plein pot avec le morceau-titre en 2'25.

Un titre du calibre de When Will I See You (à mon avis le meilleur de l'album avec Sticky Situation), dont le refrain rate le définitif d'un chouïa, prouve pourtant qu'avec un poil plus de profondeur, et tout en conservant une certaine simplicité, Danko Jones peut pondre de grands morceaux de rock, émouvants et énergiques.

Si Sleep Is The Enemy n'est donc pas la tuerie attendue de bout en bout, Danko Jones est sans nul doute un garçon talentueux et bouillant... à surveiller comme le lait sur le feu.

FM

(12/06/2006)

 

Titre en écoute : First Date - Baby Hates Me

 

site officiel Danko Jones  label Bad Taste Records

 

Présentation de Danko Jones sur Metalorgie

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