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"Avantages" des agents de la SNCF :

réponse à un tract mensonger

 

La reproduction de cet article est libre à condition d’en citer la source (Annu:Art) et l’adresse Internet.

Voici le texte d'un tract qui circule à la vitesse d'un TGV de mail en mail. Il prétend que les chiffres proviennent de La Vie du Rail. Le magazine a démenti.

 

"Objet : fonctionnaire à la SNCF, que du bonheur !

SNCF :

Budget annuel : 118,5 milliards de F
Recettes annuelles : 57 milliards de F
Subvention annuelle de l'Etat : 75 milliards de F, payée avec nos impôts !
Financement des retraites : 14 milliards, toujours avec nos impôts
Dette à financer : 232 milliards

Informations (
NDAnnu:Art : fausses, rappelons-le) parues dans La vie du rail :
Situation d'un conducteur de TGV : salaire de 14.000 F net en début de carrière (32.000 FF net pour un conducteur TGV en fin de carrière) plus :
- prime de fin d'année,
- prime de travail (restons calme),
- prime de parcours,
- prime de TGV,
- prime de charbon (vous lisez bien),
- gratification de vacances (restons serein),
- gratification annuelle d'exploitation,
- indemnités pour heures supplémentaires,
- allocation de déplacements (non imposable), etc.

Horaires de travail : 25 heures par semaine (vive les 35 heures).

Pour un conducteur TGV de 40 ans, le salaire net annuel toutes primes et
avantages confondus s'élève à 490.000 FF (source :
La vie du rail 2002)

Retraite : à 50 ans.

Soins : gratuits (sur leur temps de travail) auprès d'un des 15.900 établissements de soins agrées où ils sont couverts à ... 100%

Autres privilèges : gratuité des transports pour les agents et leur famille, Comité d'entreprise très généreux, et L'EMPLOI A VIE...


Et ils se mettent en grève et prennent les usagers (le mot client n'existe pas à la SNCF) en otage
.


Trouvez-vous normal et crédible que l'on entende à chaque grève un "usager" dire à la radio ou à la télé : "Ils ont sûrement raison de faire grève..."?
"

 

Outre les arguments de Manut, dans l'article SNCF forever, cinq points me semblent utiles à préciser.

1) Le texte qui précède prend l'exemple d'un conducteur de TGV. Un peu comme si l'on jugeait de la situation de tous les salariés de British Airways, agent d'entretien compris, à partir du salaire des pilotes de Concorde. D'ailleurs, les salaires des pilotes dans les compagnies aériennes sont bien plus élevés que ceux des conducteurs de train à la SNCF.

2) Les primes citées ne s'appliquent pas à tous les agents de la SNCF et ne sont pas forcément cumulables.

3) Les trains français sont parmi les plus performants et les plus réguliers du monde. Rares sont les pays où autant de villes, petites et grandes, sont desservies. Les partisans de la privatisation n'ont qu'à traverser la Manche pour voir ce qui s'est passé en Grande-Bretagne : fermetures massives de lignes, trains en retard, nombreux (et mortels) accidents. Au point qu'il est envisagé de re-nationaliser certains tronçons.

4) Il faut savoir ce que l'on attend d'un service public, question que le tract ne pose pas. Veut-on préserver un maximum de dessertes, des tarifs abordables (et encore...) ? Si oui, cela a un coût.

5) Comme toujours, plutôt que de hurler contre des "privilégiés", qui ne sont après tout que des salariés qui ont réussi, au fil de l'histoire, à obtenir de nettes améliorations de leurs conditions de travail (qui ne sont pas toujours idylliques pourtant), ne vaudrait-il pas mieux se demander comment faire pour que tous les salariés, du public comme du privé, puissent prétendre à des conditions approchantes ? Car c'est possible, ne vous laissez pas bourrer le mou !

Mais on entre là dans le domaine politique. La France est un pays riche (malgré ce que l'on veut nous faire gober), où le problème qui se pose est plutôt celui de la répartition entre revenus du capital et revenus du travail, ou des choix budgétaires (est-il raisonnable, par exemple, de sabrer dans les fonds de la recherche mais d'augmenter ceux de l'armée?). L'argent existe. Encore faut-il savoir à quoi on veut l'utiliser. Et décider, plus globalement, si le secteur public n'est là que pour assurer le strict minimum d'infrastructures économiques et sociales, ou si l'on souhaite qu'il joue un véritable rôle de redistribution des richesses.

FM

(2003)

 

 

 

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