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CPE et CNE : bientôt pour tous ?

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La reproduction de cet article est libre à condition d’en citer la source (Annu:Art) et l’adresse Internet.

Bien mais peut mieux faire. C'est l'avis du MEDEF à propos du Contrat première embauche (CPE). Pour la présidente du patronat, Laurence Parisot, le gouvernement de Dominique de Villepin doit généraliser le Contrat nouvelle embauche (CNE). Or, c'est ce que le Premier ministre prévoit d'entreprendre dès l'été.

Manifestation anti-CPE, Paris, 4 avril 2006"Le CPE, tel qu'il est, ne peut être qu'une première étape vers une unification des contrats de travail, car au bout de deux ans on entre à nouveau dans l'ancien système [celui du CDI] dont on pense qu'il est trop restrictif" : les propos de Jean-Philippe Cotis, économiste en chef de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), ont le mérite de la clarté quand il félicite le gouvernement français, le 6 mars, à la veille de la journée de manifestation prévue dans tout le pays. Le CPE n'est qu'un premier pas, avant son extension, sous une forme proche, à tous les salariés.

Laurence Parisot, présidente du Medef (Mouvement des entreprises de France), le réclame sans détour ; le Premier ministre Dominique de Villepin devrait lui donner satisfaction. Loin d'être une expérience, une nouvelle mouture du Contrat première embauche (CPE) pourrait être généralisé d'ici l'été... du moins si la grogne sociale ne s'amplifie pas. C'est ce qu'affirmait déjà Le Canard Enchaîné du 15 février. Et que le Premier ministre Dominique de Villepin aurait affirmé lors d'un dîner, le 8 février, à la député UMP Nadine Morano.

Un CPE peu ou prou modifié aurait ainsi vocation à devenir le contrat de travail unique... qui mettrait fin à l'embrouillamini des multiples contrats plus ou moins précaires. Voilà une conception de l'économie qui ressemble à de l'illusionnisme. Car le CPE est lui-même une exception aux deux contrats majeurs (CDD et CDI), qui permettaient de couvrir aussi bien les nécessités d'embauche à court qu'à long terme. Ainsi, l'exception deviendrait la règle, sous prétexte qu'il y a trop d'exceptions !

Le Medef a d'ailleurs mis en place un groupe de réflexion sur la réforme des contrats de travail, avec pour première tâche d'effectuer "un diagnostic de la législation en la matière", a annoncé Laurence Parisot, lors de sa conférence de presse du 14 février (consultable sur le site du Medef). Un diagnostic pourtant déjà établi puisqu'elle ne cesse de le répéter : le code du travail est un joug et il existe trop de types de contrats.

La présidente du Medef n'a d'ailleurs pas caché ses intentions : "L'extension du Contrat nouvelle embauche (CNE) aurait été une mesure plus simple, plus directe et plus impactante sur le marché du travail" que la création du Contrat première embauche (CPE).

"En fait, le patronat n'espère qu'une chose. Que le CPE ne soit qu'une première marche vers le fameux "contrat de travail unique", remplaçant du CDD, du CDI, voire de l'intérim. Avec une protection des salariés proportionnelle à leur ancienneté et une flexibilité indexée sur les impératifs économiques de l'entreprise", résume Libération (Qui veut du CPE ? C'est pas les patrons, édition du 22 février 2006). "Le projet de contrat unique ressemble à s'y méprendre au CNE et au CPE : il étendrait en effet à l'ensemble des salariés la possibilité de licencier sans préavis et sans motif ouverte par ces contrats", assure Le Canard Enchaîné.

Cela ne suffit pourtant pas au Medef. Car, pour ce futur contrat unique, le gouvernement envisage la possibilité de faire payer par les entreprises une sur-cotisation sociale sur chaque licenciement. "Les employeurs achèteraient ainsi leur droit de licencier selon le système en vigueur aux Etats-Unis", selon Le Canard. Mais le Medef n'est pas d'accord : il souhaite pouvoir licencier et bénéficier d'allègements de charges sociale sans aucune contrepartie.

Aussi nous permettons-nous de suggérer cette solution : chaque fois qu'une entreprise souhaiterait recruter un salarié, elle lancerait un appel d'offres. Le chômeur qui serait prêt à payer le plus pour être embauché décrocherait le poste. Et en cas de licenciement, il paierait une amende à l'Unedic, pour se faire pardonner sa non adéquation au poste et le choc psychologique créé pour l'employeur contraint de licencier.

FM

7 mars 2006

 

- Consulter aussi le site Economie et entreprise : Rions un peu avec le MEDEF

- Lire aussi :

La vie selon le Medef : "Gagner de l'argent"

l'article sur L'assemblée générale du MEDEF 2005

Un argumentaire anti-CPE et CNE par Gérard Filoche

CPE : Erratum, tum, tum

- Voir aussi :

Photos de la manifestation anti-CPE (4 avril 2006, Paris)